Captivité

Captivité

 


Qu'on se le dise, l'image des cétacés nous apparait, et nous apparaîtra toujours, comme celle d'animaux libres, dont la seule place est dans la nature.
Si en France, 3 "parcs" détiennent des cétacés captifs, ils ne sont qu'une infime partie du commerce lié aux cétacés en captivité dans le monde.

" Il y a autant de bénéfices pédagogiques à acquérir en étudiant des dauphins en captivité qu’il y en aurait à étudier le genre humain en n’observant que des prisonniers isolés. "
Jacques-Yves Cousteau 

 

Ce que les delphinariums ne vous disent pas

 


L'approvisionement de cétacés pour les parcs a bien souvent été réalisée par prélèvements dans la nature, et cela perdure encore aujourd'hui (qui n'a jamais entendu parler de Taiji?).
Des espèces menacées dans leur habitat naturel sont ainsi prélevées dans leur milieu naturel pour alimenter des parcs. Le dauphin étant un animal admiré et "désiré", nombreux sont ceux qui souhaitent les rencontrer, que ce soit dans un parc ou ailleurs. Cet attrait entourant l'animal représente un atout considérable pour des parcs en quète de profit.

Lorsque l'on considère qu'un cétacé, quelqu'il soit, se déplace sur plusieurs dizaines de kilomètres chaque jour (en général), n'imaginez vous pas qu'un bassin de 100 m de long soit un peu ridicule comparé à l'espace nécessaire à ces animaux?
La chasse, les interactions génétiques, les jeux... Tous ces facteurs naturels sont détruits aux profits d'une monotonie écrasante.

Peut-être avez vous en tête certaines images de delphinariums aux bassins étroits et peu profonds (ne citons que le Miami seaquarium et son bassin pour l'Orque Lolita...), mais dites vous bien que n'importe quel bassin ne remplacera jamais l'océan, peu importe sa taille.

 

Une survie compromise

Considérons le cas d'une Orque. Cet animal dont l'espérance de vie peut dépasser 80 ans n'atteint presque jamais la cinquantaine en captivité (la plupart n'arrivent même pas à 30 ans).
La mort d'une Orque représentant un manque à gagner relativement conséquent pour un parc, le prélèvement en milieu naturel de nouveaux individus est souvent nécessaire afin que ces derniers puissent conserver des effectifs attractifs (négligeant de ce fait tous les aspects liés à la biologie et au comportement des populations sauvages). Les reproductions de cétacés captives sont difficiles à obtenir, et c'est pourquoi le taux de mortalité est nettement supérieur au taux de natalité.

Ajoutons à celà que chaque population distincte au sein d'une même espèce communique avec un langage différent (un peu comme les chinois et les anglais par exemple). Il est impossible pour un animal ayant appris le dialecte d'une population disctincte, de s'adapter à celui d'une autre.
Ainsi, l'approvisionnement des delphinariums en cétacés étant relativement diffus, les animaux de populations totalement différentes se mélangent parfois, et l'on retrouve ainsi des animaux d'une même espèce incappable de communiquer entre eux. La présence d'autres animaux reflète un aspect de communauté qui ne fait en réalité que cacher la solitude des uns et des autres (pour des animaux dotés d'une grande intelligence comme les cétacés, cet état est à l'origine de réelles souffrances).

 

Maltraitance animale?

Si ces mots sont présentés sous forme de question, c'est qu'au delà de ce sujet, la captivité des cétacés n'est pas un état normal, et un cétacé captif, traité avec amour ou non, sera toujours malheureux.
On ne comble pas le manque de communication, d'espace et de comportements naturels avec du poisson et des "caresses". 

Si l'on s'attarde un peu sur la capture des animaux sauvages pour les delphinariums, il sera frappant de constater que ces animaux déjà menacés à l'état naturel, sont tout d'abord prélevés et commercialisés. Qui plus est, la capture (généralement réalisée par rabattage) est très stressante et beaucoup de cétacés meurent uniquement de ce stress pendant la capture (on considère que 50% des cétacés rabattus meurent de stress). Le prélèvement, aussi infime soit-il, cause toujours des pertes conséquentes dans les groupes de cétacés sauvages (qui rappellons le sont menacés bien au delà des delphinariums).

 

Bref, chacun ses convictions. Mais entre nous, la vue d'un dauphin libre s'approchant de vous à toute allure, sautant joyeusement au dessus des vagues, me sera à jamais bien plus agréable et excitante que la vue d'un dauphin sautant dans un cerceau pour avoir droit à une sardine décongelée.
Comme qui dirait, chacun sa place, et celle des cétacés est dans la nature ! 

 

Films en rapport

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site